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D’Essondale à UBC

John Davidson (6 août 1878 – 10 février 1970)

John Davidson est un botaniste qui rendit populaire l’étude de la nature en offrant au public des exposés illustrés. Il est le père de la Vancouver Natural History Society ainsi que de l’Herbier et du Jardin botanique de l’Université de la Colombie-Britannique. Ses travaux axés sur la conservation lui valent aujourd’hui d’être considéré par beaucoup comme un héros du mouvement environnementaliste.

Davidson trouve un emploi

En 1911, à la recherche d’un emploi, John Davidson se rend à Victoria et rencontre le secrétaire provincial et ministre de l’Éducation, Dr Henry Esson Young. Lors de leur entretien, Davidson propose d’effectuer un inventaire botanique provincial. Young est intéressé et seulement quelques semaines plus tard, il crée un bureau botanique provincial dirigé par l’architecte-paysagiste et ingénieur civil de Vancouver, G.K. MacLean. Davidson est alors nommé auxiliaire sur le terrain de MacLean.

À l’époque de Davidson, les ministres provinciaux ont le pouvoir de lancer des projets et d’engager des dépenses beaucoup plus facilement qu’ils ne peuvent le faire aujourd’hui. Young crée ainsi le Bureau botanique, sur la rue West Pender de Vancouver, sans obtenir l’accord de l’Assemblée législative provinciale. Le Bureau n’est donc pas protégé par une loi et il dépend directement du ministre, et non de l’Assemblée. Cet arrangement fait que MacLean et Davidson peuvent faire ce que bon leur semble, dans la mesure où ils obtiennent la permission de Young, et que celui-ci reste ministre provincial.

Le Bureau botanique de MacLean n’a pas de mandat clair. Young sait qu’une université provinciale va être créée mais l’emplacement de celle-ci fait toujours l’objet de débats. Une des tâches du Bureau botanique consiste à préparer des spécimens destinés à la future université. Quel que soit l’endroit où la nouvelle université sera implantée, son département de Botanique aura en effet besoin de spécimens pour l’enseignement. MacLean et Davidson prévoient rassembler les plantes vivantes dans un jardin botanique et préserver des spécimens séchés dans un herbier.

En attendant que l’université soit construite, Young organise un entreposage temporaire à Essondale (dont le nom provient d’Esson, le second prénom de Young). Essondale (qui sera plus tard rebaptisé Riverview) abrite alors l’Hôpital provincial d’aliénés de la Colombie-Britannique et la Colony Farm.

Selon Davidson, le Jardin botanique d’Essondale a trois grands objectifs :

  1. « Assembler une collection représentative des plantes de toutes les régions de la province »
  2. « Cultiver certains groupes d’espèces appartenant à des genres “importants” à des fins de recherche, [et] déterminer de manière précise les espèces en question et les nommer correctement »
  3. « Créer un musée en plein air afin de mettre des spécimens vivants à la disposition des enseignants, et de fournir des matériaux pour les travaux en laboratoire du premier cycle et pour la recherche de troisième cycle. »