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Un mandat incertain

Young autorise un projet d’aménagement d’un autre jardin botanique dans le parc Stanley de Vancouver, l’objectif déclaré étant « d’offrir des sujets pédagogiques aux enseignants » et il permet de plus à Davidson d’envoyer une lettre à chaque école de la Colombie-Britannique, par laquelle il requiert leur coopération pour la collecte des spécimens de plante. La contribution des collectionneurs amateurs est une occasion rêvée pour Davidson. Le projet a cependant du mal à démarrer parce que Davidson ne sait pas si les travaux du Bureau botanique vont être transférés à l’Université, et s’ils le sont, quand le transfert s’effectuera.

Les plans de Davidson concernant la parcelle de terrain dans le parc Stanley finissent par tomber à l’eau mais il a toujours accès à une petite zone dans la pépinière d’Essondale de Coquitlam. Il voulait, à l’origine, réserver le terrain du parc Stanley à l’éducation du public et celui de Coquitlam aux expériences et aux travaux de pépinières. Les plans d’aménagement d’un arboretum dans le parc Stanley étant annulés, Davidson limite ses activités à des travaux de pépinières à Essondale, en préparation de l’ouverture du département de Botanique à l’Université de la Colombie-Britannique.

Young ne précise pas si le Bureau botanique survivra à la création d’un département universitaire de Botanique, ni si l’Université prendra la direction de ce petit bureau. Le statut légal incertain du Bureau est problématique. Young autorise néanmoins Davidson à embaucher un « aide scientifique », James A. Wattie, et un(e) sténographe dont le nom reste inconnu. Wattie, ancien professeur de botanique au secondaire, est chargé de classer les différentes espèces ainsi que d’aider à la confection de l’Herbier et aux tâches sur le terrain (Wattie avait suivi les cours de botanique à Aberdeen lorsque Davidson y était assistant, et les deux se connaissent donc déjà).

Au printemps 1914, Davidson embauche un jardinier chargé de l’aider à aménager le jardin botanique à Essondale. I. Van der Bom reçoit 100 $ par mois en sus du « logement meublé, du chauffage, de l’électricité, des légumes et de la buanderie » assurés par les patients d’Essondale.