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Davidson est promu

MacLean et Davidson savent qu’ils ne pourront recueillir un spécimen de chaque plante de la Colombie-Britannique en travaillant seuls, mais ils ne parviennent pas non plus à s’entendre sur la manière de mener à bien un projet aussi colossal. Davidson veut enrôler les cinq cents écoles publiques de la province comme correspondants botaniques chargés de fournir des spécimens au Bureau. MacLean considère ce plan complexe irréalisable et, selon Davidson, fait tout ce qu’il peut pour empêcher celui-ci de le mener à bien. Après plusieurs mois de frustration, Davidson demande à voir Young. Celui-ci transfère alors MacLean dans un autre département et promeut Davidson au poste de MacLean, augmentant du même coup son salaire. C’est ainsi, en mai 1912, que John Davidson devient le botaniste provincial de la Colombie-Britannique.

Peu après, Young offre à Davidson des fonds qui lui permettent d’embaucher une assistante, Mlle Mary Jane Gruchy (1891–1986). Elle est chargée de la sténographie ainsi que du pressage et du montage des plantes destinées aux études.

Malgré le soutien que lui accorde Dr Young, Davidson reste troublé de n’avoir pas reçu le crédit qui lui était dû pour les expériences d’Aberdeen. En conséquence, bien que son emploi premier à Essondale était d’aider MacLean à effectuer un inventaire botanique complet de la province, Davidson essaiera souvent de s’en attribuer la plus grande partie du mérite. Plus tard, il effacera complètement de l’histoire la participation initiale de MacLean au Bureau botanique.

Davidson est très fier de son nouveau rôle en Colombie-Britannique. Lors d’un discours prononcé devant l’Académie des sciences de la Colombie-Britannique, il déclare :

J’ai pleine conscience de l’honneur et de la responsabilité que le gouvernement provincial m’accorde en me chargeant de mettre en place un inventaire botanique de la province et en ouvrant ainsi la voie aux futurs travaux de recherche en botanique qu’effectueront les étudiants de notre nouvelle Université.